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Pêche artisanale et aquaculture : Le Comité des pêches de la Fao examine de nouvelles directives

Rome (Italie) - L’élaboration et l’application des nouvelles directives sur l’aquaculture et la pêche artisanale sont les défis majeurs de la 30ème session du Comité des pêches de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) qui se tient depuis hier, au siège de l’institution, à Rome (Italie). La société civile est bien représentée à cette rencontre, pour faire entendre sa voix sur les décisions touchant la pêche artisanale.  

 

 

La 30ème session du Comité des pêches (Cofi, sigle en anglais) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) qui s’est ouverte, hier, à Rome, en Italie, se présente comme une suite de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Cnudd) ou Rio+20. L’appel lancé par le directeur général de la Fao, le Brésilien José Graziano da Silva, est allé vers le respect des engagements pris lors de cette rencontre et la mise en œuvre des idées émises pour une meilleure sécurisation des produits de la mer, essentiels dans la sécurisation de l’alimentation des populations. « On ne peut pas avoir un développement durable quand des hommes et des femmes vivent dans une pauvreté extrême », se désole le directeur général de la Fao.
Pendant toute cette semaine, les différents délégués présents à ce forum mondial vont examiner plusieurs questions sur les pêches et l’aquaculture dans le monde. Le défi majeur de la présente session sera l’élaboration des directives internationales visant à assurer la  durabilité de la pêche artisanale et la lutte contre la pêche illicite, non règlementée et non déclarée (Inn). L’ambition de ces nouvelles directives est d’être un instrument international qui reconnaît l’importance de la pêche artisanale dans la sécurisation des populations, particulièrement des communautés côtières.
Il s’agira, pour ce Cofi, de lancer un processus de négociations techniques sur le contenu et le mode d’application de ces nouvelles directives.  Face aux enjeux qui se présentent, les acteurs de la société civile regroupés autour d’une importante coalition sont présents pour prendre part aux différentes négociations techniques devant déboucher à l’élaboration de ces directives.
D’ailleurs, en prélude à l’ouverture du Cofi, le collectif international de la société civile (cette structure regroupe plusieurs participants venus de l’Afrique, de l’Amérique latine, d’Asie et d’Europe) a organisé une réunion afin d’harmoniser les positions. Tout ce qu’elle attend, c’est d’être impliquée par le Comité des pêches de la Fao aux différentes négociations techniques. « Pour nous, c’est une importante rencontre parce que durant ces trois dernières années, nous avons travaillé autour d’un plaidoyer pour les directives en faveur de la pêche artisanale », a indiqué Brian O’Brien, secrétaire du Bureau de liaison du collectif international d’appui à la pêche artisanale (Icsf).
Ainsi, à l’heure de l’approche de l’élaboration et de l’application de ces directives, la société civile souhaite que la Fao lui donne la possibilité de participer équitablement aux négociations. « C’est très important que nous rencontrions les autorités de la pêche de tous les pays présents pour faire un plaidoyer en faveur d’une plus grande implication de la société civile dans les prises de décisions concernant la pêche artisanale », poursuit M. O’Brian. Cette société civile va organiser, jeudi, une rencontre parallèle à laquelle seront conviés tous les délégués présents à Rome afin de discuter de toutes les préoccupations touchant le secteur de la pêche artisanale.

 

 

Outre ces évènements, le présent Cofi va également se pencher sur différents sujets, notamment l’état des lieux de la pêche et de l’aquaculture, mais surtout les progrès accomplis dans l’application du Code de conduite pour une pêche responsable (Ccpr, adopté il y a 17 ans) et des instruments connexes. D’autres aspects comme la commercialisation, la bonne gouvernance des océans et les conclusions de la Conférence des Nations unies sur le développement durable, seront abordés.
Le Comité des pêches, organe subsidiaire du Conseil de la Fao, a été créé en 1965, au terme de la 13ème conférence de l’Organisation. Elle est la seule instance intergouvernementale mondiale où sont abordés les grands problèmes concernant les pêches et l’aquaculture dans le monde.
Adama MBODJ (REJOPRAO)



11/07/2012
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