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Accord de pêche: le Cap-Vert réticent avec l'UE

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Le Premier ministre capverdien, José Maria Neves, a déclaré à Praia que le nouvel accord de pêche avec l'Union européenne (UE), qui augmente à près de 80%, le montant payé annuellement à l'archipel, n'est pas encore «celui souhaité», mais «possible'.

 

'Ce n'est pas l'accord que nous aurions souhaité, mais dans les relations internationales, nous devons être pondérés, responsables et faire des concessions quand il le faut, afin de garantir des relations économiques normales avec le grand partenaire de l'UE', a indiqué, jeudi, José Maria Neves, répondant aux critiques faites par quelques acteurs liés au secteur de pêche qui estiment “dérisoire” la contrepartie que le Cap-Vert recevra pour autoriser la pêche dans ses eaux par des bateaux européens.

Le chef du gouvernement a garanti que le Cap-Vert a toujours essayé d'améliorer l'accord qui existait antérieurement, indiquant que les protocoles établis avec d'autres pays ne pourront pas être comparés parce que les contreparties dépendent du volume de pêches réalisé dans chaque pays.

'Ils sont en train de comparer avec la Guinée-Bissau et avec les autres pays, mais nous n'avons pas les mêmes ressources, ni la même quantité de pêches', a soutenu le chef de l'exécutif capverdien.

Toutefois, l'association environnementale Biosfera I considère l'accord comme une “attestation de sottise” aux Capverdiens, surtout que l'argent versé continue d'être une “aumône” vu la quantité de poissons que retirent les bateaux de pêche européens des eaux de l'archipel.

Le président de la Biosfera I, José Melo, a qualifié la situation d''extermination' des espèces marines du Cap-Vert, ajoutant qu'il attendait “beaucoup plus” du nouvel accord de pêche entre Praia et Bruxelles et qu'il espérait des changements “plus concrets” concernant ce protocole.

Selon lui, aucune de ses attentes ne s'est réalisée, hormis la question financière que, dans l'accord renouvelé, le Cap-Vert recevra 550.000 euros annuels pendant les deux premières années, montant qui représente une hausse de 360.000 euros par rapport au montant du dernier accord expiré le 31 août dernier, qui était de 435.000 euros par an.

“Même ainsi, ce que l'UE nous verse continue d'être une aumône pour le Cap-Vert, bien qu'il y ait eu une augmentation de près de 85%”, a déclaré l'environnementaliste, insinuant que cette hausse prouve seulement que plusieurs compensations que l'UE verse à l'archipel sont en 'déphasage avec la réalité'.

M. José Melo considère que “l'accord signé récemment est complétement en dehors de la réalité de tout autre accord de pêche signé avec d'autres pays voisins du Cap-Vert”.

Le 29 août dernier, l'UE annonçait être arrivée à un accord avec le Cap-Vert pour renouveler le protocole de partenariat sur le secteur des pêches et ce, pour quatre ans.

L'accord qui a expiré le 31 août dernier, prévoit que, durant la période de validité du nouveau protocole, 71 embarcations de l'UE – surtout de l'Espagne, du Portugal et de la France – pourront pêcher du thon et d'autres espèces migratoires dans les eaux du Cap-Vert.

L'UE a indiqué que la moitié de la participation financière annuelle est versée pour accéder aux ressources et l'autre moitié pour promouvoir une gestion durable des pêches au Cap-Vert, dont le renforcement des capacités de contrôle et de surveillance et pour appuyer les communautés de pêche locales.

Pana



15/09/2014
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