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Sénégal/Pêche - Accès et gestion des crédits

Les communautés de pêcheurs sont souvent confrontées à des problèmes d’accès et à la gestion des crédits. Pour mieux les outiller, le projet d’appui aux communautés côtières, information et sensibilisation contre l’émigration clandestine a initié une formation de deux jours pour les initier à la nouvelle réglementation.

Résoudre de manière durable leurs difficultés à satisfaire leurs besoins vitaux qui les poussent à émigrer vers l’Europe, tel est l’objectif que s’est fixé le projet d’appui aux communautés côtières, information et sensibilisation contre l’émigration clandestine. Sous l’égide de Wwf, les communautés de pêcheurs ont bénéficié, à Mbodiène, d’une formation du personnel des mutuelles d’épargne et de crédit, les 11 et 12 janvier derniers.
Cette formation vient à point nommé pour ces acteurs de la pêche qui étaient confrontés à certaines difficultés avec un accès limité aux fonds pour les bénéficiaires potentiels sans oublier la concurrence de grands réseaux de la microfinance et le risque que le financement du secteur de la pêche échappe aux véritables acteurs que sont les professionnels de la pêche.
Pour épargner ces communautés de pêcheurs de la complexité des procédures, l’Adpes, la Fénagie/pêche et le Wwf ont travaillé à la mise en place de 12 mutuelles d’épargne et de crédit dans les sites de pêche les plus importants au Sénégal.
Désormais, au sortir de cette formation, ces acteurs de la pêche peuvent lire et élaborer des états financiers mais aussi produire des rapports financiers conformément au nouveau référentiel comptable des Sfd qui est entré en vigueur ce 1er janvier 2010. Les sept mutuelles d’épargne et de crédit affiliées au Réseau des mutuelles d’épargne et de crédit pour la pêche artisanale au Sénégal (Remecpas) et trois mutuelles des sites du projet que sont Saint-Louis, Kayar, Rufisque, Bargny, Mbour et Joal ont pris part à cette formation.
Durant cette rencontre de deux jours, il a été beaucoup question de l’émigration clandestine. Les participants indexent la mauvaise gouvernance des pêches, la surcapacité et la surexploitation qui sont aujourd’hui à l’origine de l’appauvrissement des communautés côtières. Et sur ce point, le projet va appuyer les communautés de pêcheurs à savoir les jeunes et les femmes pour une meilleure exploitation des ressources halieutiques à travers des méthodes et des pratiques de pêche durables, des techniques de transformation ainsi que des alternatives à la pêche.
Même si Alassane Dieng, le chargé du projet Wwf reconnaît que «la pêche traverse une crise liée à la détérioration du patrimoine naturel par suite de mode de prélèvement et d’utilisation non viable», le projet va également accompagner les populations à pouvoir exploiter les ressources marines et côtières qui génèrent plus de 190 milliards Cfa de recettes par an.

Par Alioune Badara CISS

Correspondant Le Quotidien (Sénégal)



16/01/2010
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