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Sénégal/navires étrangers: Dakar nie les accusations des armateurs locaux

Le Sénégal a nié vendredi les accusations d'armateurs locaux sur un "bradage" des ressources halieutiques nationales pour des navires étrangers, indiquant leur avoir accordé des autorisations de pêche pour des poissons "migrateurs", insuffisamment exploités par les Sénégalais.

Ces poissons migrateurs "ne font pas partie de notre patrimoine halieutique national", ils passent "au large et (sont) partagés entre le Maroc, le Mauritanie, le Sénégal, la Gambie et la Guinée", a indiqué le ministère de l'Economie maritime dans un communiqué.

Le ministère dit avoir "souverainement décidé" d'exploiter ces ressources en haute mer, "insuffisamment exploitées" par les nationaux, afin que "le Trésor public puisse en bénéficier à l'instar des autres pays limitrophes".

Les bateaux concernés par les autorisations de pêche "sont confinés" entre 20 et 35 milles nautiques (entre 37 et 65 km) des côtes, des zones de pêche "quasiment inaccessibles à nos navires de pêche et pirogues", indique-t-il, sans préciser le nombre de navires étrangers, l'argent tiré de cette opération et la durée des autorisations.

Une non exploitation de ces ressources "saisonnières et périssables", des sardinelles et des chinchards notamment, entraîne "une perte économique et financière considérable pour notre pays", selon le ministère.

Jeudi, le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes), un syndicat patronal de pêcheurs industriels, avait fustigé le "bradage des ressources halieutiques" du Sénégal.

Il avait aussi dénoncé la venue dans le pays de 22 bateaux "pirates" étrangers qui, selon lui, y opèrent "illégalement" depuis plusieurs mois avec "la caution" du ministère de l'Economie maritime et "par le biais d'accords signés et non enregistrés par le gouvernement". Il s'agirait de navires "russes, béliziens, mauriciens, ukrainiens et comoriens" sont venus au Sénégal avec , selon le Gaipes.

La pêche, un des principaux secteurs pourvoyeurs de devises au Sénégal est depuis plusieurs années frappée par une raréfaction de la ressource et une diminution des revenus des pêcheurs.

Source AFP via Romandienews



21/03/2011
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