REJOPRAO-Mauritanie!

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SARDINELLES, CHINCHARDS, CARPES : Un plan d’action concerté pour une meilleure gestion

Face à l’exploitation abusive des petits pélagiques, les pays de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) sont à la recherche d’un plan d’action concerté pour une gestion durable de ces ressources.

La pression sur les petits pélagiques, comme les sardinelles, maquereaux, carpes, anchois, ethmaloses, chinchard, ces espèces de poissons bien connues au Sénégal, est forte. Selon les statistiques des organisations régionales et internationales, ces espèces représentent 80 % des captures dans les pays côtiers, notamment le Sénégal, le Maroc, la Mauritanie et la Gambie. Suffisant alors pour tirer la sonnette d’alarme afin d’éviter leur épuisement.

C’est dans cette perspective que le programme de gestion durable des petits pélagiques dans les pays membres de la Csrp a été lancé en 2008 pour justement harmoniser, à l’échelle nationale et sous-régionale, les actions afin d’assurer une gestion efficace et durable de ces ressources. L’ambition, selon le coordonnateur national du programme, Lamine Mbaye, est d’aller vers des politiques concertées pour mieux gérer ces espèces qui jouent un rôle socioéconomique important.

Dans certains pays comme le Maroc, ces petits pélagiques donnent lieu à des filières industrielles intégrées, tandis qu’en Mauritanie, ils font l’objet d’exploitation essentiellement par les navires étrangers représentant une importante source de revenus pour le gouvernement. Au Sénégal, les petits pélagiques sont à la base de beaucoup d’activités des pêcheurs artisanaux.

Mais, depuis quelques années, différentes statistiques, notamment celles de la Fao, indiquent une tendance baissière d’environ 50 % de la biomasse. Une baisse qui, selon M. Mbaye, est liée à la surcapacité de pêche, à la pêche excessive de juvéniles, aux prises accessoires, aux rejets dans les pêches industrielles, et à la faiblesse des systèmes de gestion.

Le programme de gestion durable des petits pélagiques qui a été conçu pour une durée de trois ans pour une phase test, est ainsi arrivé à la mise en place de son plan d’action. Des organes de concertations chargés de concocter des stratégies de gestion de ces pêcheries sont en train d’être mis en place au niveau de chaque pays.

Au Sénégal, par exemple, les membres de l’organe ont été déjà identifiés et il ne reste que la reconnaissance officielle de cette structure qui va se pencher sur un plan d’action national pour 2010. Un organe de coordination sous-régional dans lequel chaque pays aura ses représentants, sera également mis en place.

Adama MBoji (Le Soleil et Rejoprao)



28/05/2010
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