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REVISION DE L’ACCORD DE PECHE ENTRE LE SENEGAL ET LA GUINEE-BISSAU : Des évolutions et des statu quo

Des points d’accords et des statu quo. C’est ce qui est ressorti de la rencontre entre des experts Bissau-guinéens et leurs homologues Sénégalais sur la révision de l’accord de pêche entre les deux pays.

 

Ouvert le 28 avril dernier à Dakar, et cela pour deux jours, cette rencontre a permis de revisiter tous les points de coopérations maritimes entre les deux Nations et qui ont été inscrits dans un procès verbal paraphé par les deux parties.

Ainsi, les deux parties se sont accordées sur les possibilités de pêche industrielle et artisanale dans la zone commune de pêche entre les deux pays. Au plan industriel, une baisse de la redevance de la licence d’exploitation a été notée dans le procès verbal de la rencontre. C’est ainsi que les chalutiers crevettiers paieront une redevance de 165 000 F Cfa / TJB / an ; les chalutiers céphalopodiers 140 000 F Cfa / TJB / an ; les chalutiers de poissons démersaux 90 000 F Cfa / TJB / an ; les chalutiers de poissons pélagiques 40 000 F Cfa / TJB / an ; les navires de pêche thonière – canneurs 1 550 000 F Cfa / navire / an et les senneurs 2 200 000 F Cfa / navire / an.

Les échanges ont permis de retenir que, pour la pêche artisanale, les embarcations motorisées jusqu’à 40 Cv payeront une redevance de 600 000 F Cfa et ceux qui dépassent cette limite et n’atteignent pas 60 Cv s’acquitteront de 900 000 F Cfa.

Concernant la prise en charge des observateurs, les deux parties sont tombées d’accord sur l’augmentation de la contribution du fonds de gestion des ressources halieutiques à 6 000 000 F Cfa.

La coopération en matière de surveillance de pêche et de sécurité n’est pas restée en marge. En effet, les deux parties sont convenues du fait que le Sénégal va appuyer techniquement la Guinée Bissau. Les experts bissau guinéens seront, ainsi, accueillis dans les services de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches du Sénégal. Mais, aussi, les moyens sénégalais de la surveillance pourront être utilisés, hormis la zone commune, dans les eaux sous juridiction de la Guinée Bissau, sur demande de celle - ci.

Par ailleurs, la durée du protocole a été fixée à deux ans sans possibilité de tacite reconduction.

Les deux parties se sont aussi accordées sur la nécessité de renforcer le partenariat économique ; pour cela, elles doivent mettre à profit leurs nombreuses potentialités. Sur cette lancée, les opérateurs économiques des deux pays ont exhorté les deux Etats à faciliter l’implantation de sociétés de pêche dans l’un ou l’autre pays.

Source Sud Quotidien via reussirbusiness.com



03/05/2010
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