REJOPRAO-Mauritanie!

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Pêche en Mauritanie: les eurodéputés veulent plus de transparence.

Le gouvernement mauritanien devrait être plus transparent sur l'usage des fonds européens dont il bénéficie dans le cadre d'un accord de partenariat de pêche avec l'UE, estiment des eurodéputés qui s'inquiètent aussi de la concurrence chinoise sous pavillon mauritanien.

 

Pour la période 2008-2012, l'Union européenne verse 305 millions d'euros au gouvernement en échange de l'accès aux eaux mauritaniennes, très riches en poisson. Un nouvel accord est en cours de négociation pour l'après 2012. "Cet argent doit permettre d'assurer le développement durable du secteur mauritanien de l pêche, mais l'utilisation de ces fonds reste très difficile à vérifier", a dénoncé mardi le Français Alain Cadec, du groupe du Parti populaire européen (conservateurs), membre d'une délégation parlementaire qui a visité le pays la semaine dernière. "Les fonds européens n'ont pas vocation à alimenter le budget général de l'Etat", a souligné M. Cadec. Quelque 110 navires européens profitent de cet accord, dont une soixantaine battant pavillon espagnol, et quelques thoniers français. "Côté européen, cela représente un millier d'emplois directs", souligne Alain Cadec. Une clause sociale de l'accord prévoit aussi l'emploi de marins mauritaniens. La pêche représente 35% des exportations mauritaniennes et crée 36% de l'emploi de ce pays, traditionnellement pourtant peu tourné vers la mer et où la population consomme peu de poisson. Les quantités pêchées par les Européens sont réglementées. Mais ils font face à des Chinois qui, par le biais de joint ventures, y pêchent sous couvert de pavillon mauritanien, relève Alain Cadec. Ce faisant, les Chinois "profitent largement des ressources de ce pays sans les contrôles rigoureux auxquels sont soumis les armateurs européens", explique le député européen. La présidente de la commission de la Pêche au Parlement européen, Carmen Fraga, estime que le nouvel accord en discussion doit déboucher sur des améliorations pour "rendre plus équilibré" le partenariat actuel. La Mauritanie souhaite en particulier pouvoir investir dans les infrastructures portuaires, avait relevé Mme Fraga, lors d'un point presse la semaine dernière à Nouakchott. Sur les 700 km de côtes mauritaniennes, il n'existe pas de port ni de débarcadère en dehors de ceux établis à Nouakchott et Nouadhibou (extrême nord ouest).

Source Afp via Romandienews



10/11/2010
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