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Pêche: Les caisses en plastique obligatoires

La mesure entre en vigueur à partir du 1er février · Un décret fixe à 1 million de tonnes les captures de pélagiques au sud «Véritable révolution dans le secteur de la pêche!». L’expression peut paraître excessive, mais dans la bouche d’un professionnel, c’est bien de cela qu’il s’agit. Le décret délimitant le stock «C» vient d’être publié au Bulletin officiel. La régions située entre Boujdour et Cap Blanc (frontières avec la Mauritanie) est la plus importante au Maroc en termes de réserves. Un stock estimé à 6 millions de tonnes de petits pélagiques: sardine, maquereau, anchois, sardinelle, chinchard…Ledit décret était attendu depuis longtemps. Il vient à point nommé pour mettre de l’ordre dans le secteur de la pêche, qui représente près de 90% des débarquements. Le texte fixe le volume des captures annuel à 1,09 million de tonnes sur les 6 millions que recèle la zone. Il prévoit également un système de zoning de pêche par type de bateau. Ainsi, les bateaux côtiers de moins de 150 tonneaux pourront pêcher à partir de 2 miles des côtes. Quant aux senneurs de 150 tonneaux et plus, ils seront autorisés à pêcher au-delà de 6 miles. Pour ce qui est des chalutiers pélagiques, ils devront opérer au-delà de 15 miles des côtes. «Tous les armateurs seront désormais obligés de déclarer leurs captures. De plus, la zone sera automatiquement inscrite sur les licences de pêche qui sont renouvelables chaque année», précise Kamal Sabri, président de la Chambre des pêches maritimes Atlantique Nord. Le décret prévoit également un système de quota individuel par bateau, qui ne peut être reconduit à l’année suivante, ainsi que les espèces accessoires pouvant être capturées. Outre le décret relatif à la zone «C», la tutelle a diffusé jeudi 6 janvier une circulaire relative à l’obligation d’utiliser les caisses en plastique normalisées à partir du 1er février. Une disposition qui s’appliquera obligatoirement à tous les senneurs côtiers débarquant à Dakhla. Le vrac ne sera donc plus toléré. La mesure, qui devra être généralisée à tous les ports du Royaume, a pour objectif de valoriser les captures car l’utilisation des caisses permet de protéger le poisson et donc d’en tirer meilleur profit. En effet, «quand le poisson était capturé, une importante partie était écrasée et devait être vendue entre 0,40 et 0,90 DH le kilo», explique Sabri. Avec l’utilisation des caisses en plastique, les captures seront totalement protégées. Ce qui se traduira par l’amélioration des revenus des armateurs et des marins. En revanche, pour les producteurs de farine de poisson, la ressource se fera plus rare pour les industriels car, par le passé, sur 50 tonnes de poissons, par exemple, à peine 20 tonnes étaient destinées à la consommation de bouche, la conserve, la congélation. Le reste, impropre à la consommation, était destiné à l’industrie de la farine. Avec l’obligation des caisses, la quasi-totalité des captures sera préservée et générera plus de recettes aux professionnels de la pêche. Le consommateur trouvera lui aussi son compte dans le nouveau dispositif.

 

Loi sur le mareyage

Avec l'utilisation des caisses en plastique, le poisson (petit pélagique) sera plus disponible et son prix connaîtra une baisse notable. Il passera de 15 DH actuellement à environ 5 DH. Un prix gonflé, en partie, à cause de la multiplication des intermédiaires, comme dans le cas des fruits et légumes. Un problème qui devrait être résolu avec l’adoption cette semaine de la loi sur le mareyage par la seconde Chambre du Parlement. Le nouveau texte est censé professionnaliser l’activité et donc d’en limiter l’accès.

Source L'Economiste (Maroc)



10/01/2011
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