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AFRIQUE-PECHE : La pêche peut servir d'outil d'intégration, selon un officiel ivoirien

Par la mobilisation des acteurs de la pêche, il est possible d'arriver à une intégration sous-régionale (Afrique de l'Ouest) ou africaine, a indiqué, lundi à Grand-Bassam (Côte d'Ivoire), Dr Kouakou Denis, directeur de cabinet du ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques.

''Nous sommes d’avis que le secteur de la pêche, la pêche artisanale notamment, peut réellement contribuer à une véritable intégration sous-régionale et même africaine. Les limites océanographiques sont artificielles'', a dit Dr Denis. 
Il participe à un atelier sur le thème : ''Améliorer la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire : le rôle des femmes''. Cette rencontre est organisée par la Fédération nationale des coopératives de pêche de Côte d’Ivoire (FENACOPECI) et la Confédération africaine des organisations de pêche artisanale (CAOPA).
Une soixantaine de femmes venues de 15 pays d’Afrique de l'Ouest et du Centre prennent part à l'atelier en prélude à la Journée mondiale de la pêche, qui est célébrée le 21 novembre de chaque année. 
''Il y a moins de deux semaines, j’étais à Monrovia (Liberia) pour représenter le ministre des Ressources animales et halieutiques à un atelier organisé avec le Ghana, le Liberia, la Côte d’Ivoire et la Commission sous-régionale des pêches (CSRP), un atelier au cours duquel nous avons parlé d'intégration'', a signalé Dr Denis.
''Il y a des organisations régionales de pêche auxquelles nous entendons donner un poids très important pour ce qui concerne l’appui au secteur de la pêche, afin que cette intégration africaine tant souhaitée soit enfin une réalité'', a ajouté l'officiel ivoirien. 
Cet optimisme est partagé par le président de la FENACOPECI, Michel Ségui, qui considère que l'intégration est bien possible, d’autant plus que, selon lui, c’est devenue une réalité chez des populations, qui la matérialisent par des organisations professionnelles transnationales comme la CAOPA.
Le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et le Togo sont représentés à cette rencontre. 
Dr Kouakou Denis a par ailleurs rappelé que la crise politique, qui a secoué la Côte d'Ivoire de 2002 à 2011, n'a pas épargné la pêche du pays. 
''Depuis une dizaine d’années, la Côte d’Ivoire connaît des difficultés [...]. Et, le manque d’investissements dans le secteur de la pêche, pendant toutes ces années-là, a fait que notre flotte est complètement désuète. Cela, évidemment, crée des problèmes'', a-t-il expliqué, ajoutant que ''le gouvernement est en train de reprendre en main la situation, pour injecter des fonds dans le secteur de la pêche''. 
''Nous pensons que l’avenir est prometteur pour le secteur de la pêche dans notre pays. La Côte d’Ivoire est le premier port thonier d’Afrique et la pêche y constitue une très grande activité, à l’image des autres pays côtiers'', a-t-il souligné. 
Selon lui, la pêche rapporte au Trésor public ivoirien des recettes d'environ 100 milliards de francs CFA par an.

Assane Dème (Rejoprao et Aps)

 



20/11/2012
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