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Nouvelles orientations des politiques de pêche de la Fédération de Russie en Afrique de l’Ouest : Greenpeace en appelle à la sagesse des gouvernants.

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Dakar, le 11 décembre 2012 – Greenpeace s’inquiète des nouvelles orientations prises par les autorités russes pour renforcer leur présence dans les pêcheries ouest africaines, et en appelle à la sagesse des gouvernements des pays concernés dans l’intérêt de leur nation.

Cet appel intervient après que la Fédération de Russie a dévoilé sa nouvelle stratégie pour pêcher plus de poissons dans les eaux ouest africaines où leurs navires sont confrontés à une concurrence impitoyable de la part des autres nations de pêche, ainsi qu’à des conditions d’accès de plus de plus difficiles imposées par les Etats côtiers.

L'Agence fédérale de la pêche souhaite renforcer la présence de la flotte russe dans la région en concluant des ententes avec les États africains à travers la fourniture d’équipements de bureau, de camions russes et des machines de bureau, la construction pour le Sénégal et la Guinée-Bissau de trois vedettes de patrouille, et l’acceptation de plus d’étudiants venant de l’Afrique occidentale dans les universités russes (1).

La même source révèle que "d’après l’Association russe des entreprises de pêche, qui exercent ses activités au large de la côte occidentale de l’Afrique, il serait idéal de redoubler le quota russe de pêche, c’est-à-dire de l’augmenter jusqu’à près de 400 000 tonnes"

"Quelques soient les appâts pour attirer les gouvernements ouest africains, il est clair que les stocks des espèces (Chinchard, Sardinelles, sardines…) sur lesquelles les Russes comptent revenir pêcher sont déjà largement surexploités", a déclaré Raoul Monsembula, Chargé de Campagne Océans à Greenpeace.

"Plutôt que de voir comment accroître la pression sur des ressources étrangères, la Russie devrait faire un effort pour aider ses propres stocks de poisson à se régénérer pour le bien-être de sa population", a ajouté Monsembula.

Entre 2010 et 2012, 12 navires de la compagnie russe, Murmansk Trawler Fleet, avaient été identifiés parmi les 29 chalutiers pélagiques qui exerçaient illégalement dans les eaux sénégalaises dont le multirécidiviste bateau-pirate Oleg Naydenov(2).

Greenpeace appelle les gouvernements ouest africains à mettre en avant les intérêts de leurs communautés dont des millions dépendent de la pêche pour leurs moyens de subsistance et leur sécurité alimentaire.
déjà deux articles écrits dans mon blog

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