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Indésirable, le chalutier géant FV Margiris a quitté le port de Melbourne « Ni là-bas, ni ici, ni nulle part ailleurs », dit Greenpeace Afrique

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Greenpeace Afrique rappelle aujourd'hui que le chalutier géant Margiris n'est pas le bienvenu dans les eaux ouest-africaines, après qu'il a été escorté hier hors du Port de Melbourne par des activistes de Greenpeace qui brandissaient des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire « Ni ici, ni ailleurs ».

"Les Etats ouest-africains doivent suivre l’exemple du gouvernement australien et refuser catégoriquement de recevoir dans leurs eaux ce genre de monstres des mers qui vident les eaux et les fonds marins, au détriment des communautés locales qui ont besoin des produits de la mer pour leur sécurité alimentaire et pour subvenir à leurs besoins. Plus de 100.000 Australiens ont déclaré hier "Non aux super-chalutiers !", et Margiris doit savoir qu'il n'est le bienvenu nulle part dans le monde, surtout pas en Afrique de l'Ouest", a déclaré Ahmed Diamé, chargé de campagne océans de Greenpeace Afrique.

"L’Australie n’en veut pas, les côtes ouest-africaines non plus, la place du Margiris est tout simplement à la casse !" a ajouté Ahmed Diamé.

Avec ses 142 mètres de long, le FV Margiris, battant pavillon lithuanien, navigue à travers les océans à la recherche de poissons, y compris en Afrique de l'Ouest. Avant de se rendre en l'Australie, le navire était venu dans les eaux mauritaniennes dans le cadre du dernier accord de partenariat de pêche (qui a expiré le 31 Juillet 2012) entre l'UE et la République islamique de Mauritanie.

Selon l'ONU, la flotte de pêche industrielle mondiale est 2,5 fois supérieure à ce que peuvent supporter les stocks de poissons. En dépit de cela, les entreprises de pêche reçoivent d'énormes subventions pour moderniser et renforcer leur flotte industrielle, au détriment des océans et des communautés locales.

Greenpeace appelle les gouvernements ouest-africains à suivre les avis scientifiques sur les stocks de poissons et à ne pas autoriser l'accès à leurs eaux à de tels monstres flottants.

Greenpeace fait campagne au niveau mondial pour réduire la flotte de pêche industrielle mondiale, surdimensionnée et subventionnée, à commencer par les navires monstres qui contribuent à épuiser les stocks et à causer des dégâts à l'environnement marin en général, mais aussi au tissu social, économique et culturel des communautés côtières.

« Nous ne pouvons plus accepter que ces gigantesques navires industriels continuent de piller nos eaux au détriment de la vie, des économies et de l'avenir des populations ouest-africaines. Il est temps que cela cesse, maintenant ! », a conclu Ahmed Diamé.
déjà deux articles écrits dans mon blog

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